Dominique Segalen, plasticienne et auteur
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ROMANS PARUS :
Au POISSON QUI FUME
Paru en 2007 : Dans le Red Light District d'Amsterdam, une histoire d'amour entre un bel oiseau en cage et la fille du croque-mort, sur fond d'infinie tendresse. Il est captif, elle est libre, mais allez savoir quel est le plus emmuré des deux.
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ALBUS : paru en 2006
Camille est albinos. Il travaille au coeur du barrage hydroélectrique de Sainte-Croix, qui surplombe la vallée engloutie de son enfance. Arrivera-t-il à sortir du douillet cocon familial pour assumer au grand jour son drôle de corps qui fait se retourner les passants ? C'est au Mali, où il participera pendant ses vacances à une mission humanitaire, que le déclic se produira parmi ses frères d'infortune, ces "faux blancs" d'Afrique. Une histoire attachante où le vacarme de l'eau est moins fort que celui du coeur.
roman, coll. Sméraldine ISBN 2-88253-318-7 192 pages, broché, 18 euros mise en vente 23 août 2006
Voir aussi les textes postés dans les archives des 4, 5 et 6 / 2006 qui rendent compte de l’avancée des travaux d’écriture.
LE THE AUX ETOILES : paru en 2005
Le thé aux étoiles est une épopée parmi des héros quotidiens pour fuir à quatre un démon cannibale. Une fiction reliée aux événements cathodiques, zoomant sur la face cachée d'une région méconnue autant que convoitée, l'Asie centrale, théâtre d'un grand péril écologique. Une photographe de presse retrouve quarante ans plus tard, dans un hôpital psychiatrique du Kazakhstan, son père disparu pendant la guerre d'Algérie lorsqu'elle avait neuf ans. Avant de le ramener à Paris, elle décide d'emmener ce père inconnu et amnésique en reportage, l'entraînant dans un incroyable périple à travers l'Asie centrale. La reconstruction du père, la bouleversante fragilité des anciennes républiques soviétiques, la découverte des grands enjeux économiques et humains de la région, l'émouvante beauté des gens simples, s'entrelacent dans ce roman dont le fil rouge est l'absolue sincérité d'une femme qui affronte son époque à bras le corps.
COEUR OXYGENE : paru en 2004
La montée des eaux du fleuve a noyé le paysage et coupé le village du monde. Ebu ne peut plus sortir seul de chez lui en raison de son obésité. Sa voisine Jo la garagiste au caractère bien trempé, qui cache sa féminité sous une salopette maculée de cambouis, accepte avec réticence d'aider à son évacuation et de l'héberger dans son garage (... sur le pont élévateur!). Mireille, elle, est évacuée avec son orphelinat dans l'école voisine. Jo et Ebu finiront eux aussi par rejoindre le gymnase, et de tendresse en coups de gueule, ces trois-là s'apprivoiseront si bien qu'ils finiront par ne plus se quitter, une fois les eaux redescendues.
EDITIONS LUCE WILQUIN
La maison d'édition. Transmettre une passion, faire partager une découverte, passer le témoin au lecteur...
... sur Eclipshead
Interview par Milady Renoir. 10 questions gorgone sur mon travail d'écriture._______________________(cliquer sur Edition n°7)
"L'été de tous les dangers"
Un collectif auquel j'ai participé, paru dans MARGINALES l'été 2004. Une revue également éditée par Luce Wilquin.
Ci-dessous, mon blog "illustrations"
Gouaches, montages numériques...
Blogui, Blogua
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LES SITES COUPS DE COEUR
Pour leur design graphique, leurs looks différents et originaux...
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... pour le travail de poésie de Albane Gellé.

02-02-2010

"Attends-moi près des saules"

Un extrait du roman dont la sortie est prévue en septembre 2010 :

Il frappe à la porte. Il est venu, finalement.
Debout contre la cuisinière, Angèle sent dans son dos la douce chaleur du feu de bois. Elle lui crie d’entrer.
Il pend son ciré, ôte ses bottes et s’approche, intimidé.
Il préfère rester debout et pose ses deux mains sur la table étroite, face à elle, pour détailler la pièce exiguë remplie d’objets, d’étagères à compartiments, de tasses dépareillées suspendues, de dessins d’enfants, de moulins à café, de moules à gâteaux, de bouteilles de verre ou d’ustensiles de toutes formes. Il y a même un vieux poste CB qui trône sur un coin de paillasse. Une vraie brocante. Mais tout est si propre !
De son côté, elle ne se gêne pas pour le dévisager. Cette carrure, ce faux négligé dans l’implantation des cheveux fous, ces mains larges, épaisses, musclées comme deux vieux chevaux de trait. Il y a les yeux d’un bleu profond. La bouche fine en trait de crayon qui, selon son humeur, lui donne l’air d’un parrain mafieux ou d’un ermite bienveillant. Il y a en lui une gravité mêlée d’interrogation soucieuse.
Un loup-de-mer venu se perdre au fin fond des campagnes de France. Qu’a-t-il à cacher, ce bougre-là, pour cultiver le mystère et brouiller les pistes ?
Il lui plaît. Elle se nourrit de sa présence et le regarde sans indiscrétion, juste avec la bonhomie de ses yeux verts qui le considèrent avec respect. Elle profite de sa présence, tout simplement, un grand sourire sur sa figure ronde de petite fille. Ses yeux plissés se cachent derrière un peigne en bois peint glissé dans ses cheveux bruns à reflets roux.
Après toutes ces parties de cache-cache, elle ne pense plus qu’à lui et, comme beaucoup d’hommes le craignent, se prend secrètement à rêver d’un avenir à ses côtés.
A cet instant, Lepailleur ne remarque rien et poursuit sa grogne du jour, s’y baigne tout entier, ne voyant rien de sa simple beauté.
Cette femme. Pourquoi s’y attarderait-il ? Il ne sait pas ce qui l’a poussé à revenir vers elle, finalement. Ces temps-ci, seules l’occupent ses propres contrariétés.
- Allez, dit-elle. Puisque vous êtes là, je vais vous le faire goûter. Vous me direz.
- Goûter quoi ?
- Mon ragoût.
Elle n’a qu’un demi-tour à faire sur place dans ce carré de cuisine aussi exigu que ceux des bateaux.
Bien malgré lui, Lepailleur est pris par l’odeur qui envahit la pièce une fois soulevé le couvercle, le bruit de la cuiller en bois, la vapeur et même ce délicieux petit frétillement des pommes de terre qui baignent dans leur sauce.
Le tout attise sa colère. Il est seul depuis longtemps et ne supporte pas l’idée du confort.
- Je ne sais pas si je vais rester ! lâche-t-il en s’ébrouant. Je ne crois pas que ce soit une bonne idée.
Elle ne se retourne pas. S’y attendait. Farfouille dans le faitout.
-  De toute façon, c’est prêt.
Une assiette généreusement remplie est posée devant lui, affleurant sa vareuse usée, puis des couverts, un verre de rouge et une serviette en coton blanc.
Le fumet lui torture les papilles mais la Bastille ne se rend pas.
Pas encore.
- Vous n’allez pas manger seul, qu’est-ce que vous croyez ?
Elle pose sa propre assiette et tire du pied un tabouret pour prendre place face à lui.
L’étroite table les sépare à peine. Il consent enfin à s’asseoir lorsqu’elle rompt le pain en deux : une boule de farine bise cuite ce matin dans le four, ici même. Elle sourit en baissant la tête vers le ragoût.
Farine bise. La coquine.
Puis le silence. Exprès, elle ne l’attend pas et commence à manger avec un bel appétit.
La gourmande.
Il s’y colle enfin. Sous sa langue explose littéralement un feu nourri de délicieux parfums mijotés. Il a rarement goûté quelque chose d’aussi bon mais avouer ça, plutôt crever la gueule ouverte !
Il se jette dans le dévorement, la dévoration, le dévorage, comme adorait dire son aîné lorsque le père donnait aux cinq frères le signal du départ pour la course aux mandibules. Et le père qui hurlait : « Vous n’êtes que des bestiaux ! Des ventres ! Et je m’échine à nourrir ce troupeau stupide ! »
Le père, il a même cru le voir au fond du canal l’autre jour. Mais c’était juste son propre reflet qui lui ressemble à présent trait pour trait : bougon, distant, sauvage. Tout ce qu’il détestait chez lui.
Le nez dans son assiette, Angèle jubile. On ne la lui fait pas, l’ours blanc se régale.
Dix minutes passent.
Ce silence entendu qu’ils partagent, ce même mouvement du poignet pour saucer, cette précipitation à se rassasier, cette synchronisation de gestes : tous ces petits rituels les rapprochent enfin. La bête est prise.
Mais Angèle sait combien les fauves restent redoutables même lorsqu’ils mangent à leur faim. Il ne faut jamais leur tourner le dos ou faire de geste vif. Elle ne le regarde pas pour ne pas le gêner et ne proposera plus rien pour ce soir, profitant pleinement de cet incroyable et savoureux tête-à-tête.
De toute façon, elle est comblée. Il lui suffit de dilater ses narines par-dessus les assiettes pour capter le fumet d’homme qu’elle a cru sentir l’autre jour et qui l’a tant émue : un mélange de tabac de pipe, de bois fumé, de cuir et de ferraille rouillée. Exactement ce qu’elle imaginait.
Vus de la petite fenêtre qui donne sur l’écluse perdue sous la tempête, ils ressemblent à n’importe quel couple et l’on ne pourrait que remarquer qu’Angèle est subitement magnifique, quoiqu’un peu rouge, mais que cette cerise aux joues va si bien à sa peau blanche.


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02-02-2010, 14:48:30 D. Segalen

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26-01-2010

Opéra bouffe

... et autres FlashMob, pour récolter quelques sourires dans la foule, voire de vraies grandes émotions :

http://www.youtube.com/watch?v=rWjZX57QQDY&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=7EYAUazLI9k&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=X4GMXavfKPY&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=xrbrnEIxRIs&feature=related


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26-01-2010, 10:03:05 D. Segalen

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19-01-2010

Coup de coeur écriture pour...

Damien-Spleeters-web

Damien Spleeters... sur Maëlstrom ici :

http://remue.net/spip.php?article3512


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19-01-2010, 10:34:58 D. Segalen

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07-01-2010

An neuf

Nouvelle année, nouveaux projets, nouvel état d'esprit. Les molécules s'agitent comme des bulles de champagne lorsque bascule le vieil an usé par-dessus le bord du papier cadeau.

Pourquoi ce désir de renouveau, ce nettoyage de janvier, cette soif de récurage ? Parce que Janvier est le mois du blanc ?

Lorsque le piaf de base rentre vers l'arbre foyer et découvre son nid dévasté, il le recommence à zéro avec courage. J'ai lu quelque part, parmi le monceau de mails agrémentés de pps avec soap music envoyés pour le nouvel an, que nous devons faire de même, nous, mammifères verticaux. Ne pas nous décourager lorsque nous sommes trahis, déçus par la vie (whrââ !!!), floués, vaincus (même provisoirement). Encore faut-il avoir un nid.

Un nid, un amour, un projet, une bonne santé, des sous... que diable. Chacun y va de ses voeux pieux.

Mais sous notre carapace de guerriers urbains, sous la surface de communication et derrière la panoplie de nos réflexes sociaux, ce désir de nettoyage est un sacré défi. Vaincre les scories de nos certitudes, nos préjugés ou nos comportements obsolètes, quel formidable challenge ! La température de ces derniers jours nous aide. Froid dehors, punch dedans. Tout un programme.

Muer, renaître à soi-même, récurer frotter sécher la vieille peau que l'on trimbale. Et repartir pour douze mois en tentant le plus difficile : que nos pensées les plus nobles soient plus nombreuses que les autres.


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07-01-2010, 12:55:49 D. Segalen

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Romans en cours...
Le prochain : "ATTENDS-MOI PRES DES SAULES" paraîtra à la rentrée littéraire (septembre 2010) aux Editions Luce Wilquin.
Co-écriture
Le manuscrit co-écrit avec le scénariste Thierry d'Orlan de Polignac (une intrigue de 430 pages se déroulant lors de la Révolution française) est achevé mais en attente de peaufinage à cause de nos différents emploi du temps. Travail final interrompu pour le moment. Reprise en avril.
Nouvelles enregistrées en studio
COUP D'OEIL AU SOUS-SOL. Ce recueil de 10 nouvelles audio enregistrées par les EDITIONS CALIXTE au studio Arion à Nice est en ligne sur le site http://www.voolume.fr/ (textes à écouter en deux formats) est référencé sur d'autres sites de distribution tels que livraphone.fr, lelivrequiparle.com, lirentousens.com, Audible et iTunes. Des pdf en vente également sur le site de la FNAC et cyberlibris.
clic clock...
REVUE Marginales été 2008
L'un de mes textes "Bail à céder" est sorti en 2008 dans la revue MARGINALES (Editions Luce Wilquin) sur le thème "Comment va le monde, Môssieur?", collection L'AIR DU TEMPS. ________ "Parmi les galaxies, la matière noire et les comètes, au fond du ciel à gauche, Môssieur, vous nous situerez aisément : vue d'en haut, notre boule de terre et d'eau est aussi insignifiante qu'une crotte de nez. Mais si vous vous approchez un peu, vous l'entendrez pétarader. Là-dessus : misère ! Ça se bouscule, ça se castagne, ça rouspète et ça hurle à pleins poumons ! Ça trime comme troupeau attelé ou ça tue l'ennui et la peur pour tromper la vie, la mort et la métaphysique. Ça naît en braillant et ça meurt également en braillant. Ça meurt beaucoup trop, d'ailleurs, et souvent pour des raisons qui vous échapperaient. Une tribu de petits rois de poche, pathétiques et tragicomiques, agités du bocal et amphigouriques : voilà ce que nous sommes.../..." (à suivre).
Romans publiés chez Luce Wilquin :
Au poisson qui fume, 2007 Albus, 2006 Le thé aux étoiles, 2005 Coeur oxygène, 2004.
Retransmission du débat télévisé du 9 mars 2008 sur Télé Bruxelles
Voir ou revoir : 7 minutes avec Dominique Segalen
L'émission diffusée le 9 Février 2007 sur France 3 est toujours en ligne. Clic sur le logo.
En cours aussi pour 2008 / 2009 :
En co écriture avec Thierry d'Orlan de Polignac (scénariste et régisseur cinéma) un roman situé dans la France révolutionnaire entre 1791 et 1796. "LOUIS" (titre provisoire) ne sera pas un roman historique, malgré les apparences. Le "vrai" Louis-François était un descendant de la Maison d'Orlan de Polignac. Il a vraiment existé et laissé des traces écrites de son périple en émigration. Nous avons fait de notre Louis un visionnaire, capable de pressentir les idées généreuses issues du siècle des Lumières tout en posant le doigt sur les erreurs commises lors de la Révolution, et les idées novatrices de celle-ci. Un homme capable de discernement, animé d'un fort désir de justice sociale, se remettant lui-même en question jusqu'à s'enthousiasmer par certaines idées républicaines, voire révolutionnaires. Une période charnière pour notre société, sur laquelle il est passionnant de poser un calque dont les grands repères en 2007 se juxtaposent curieusement aux anciens, donnant à réfléchir sur les coïncidences qui n'en sont pas vraiment... Manuscrit en voie d'achèvement.
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Le très sympa photoblog de Sam Javanrouh...
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